vendredi 13 janvier 2017

sans titre

Nés sur une pente déclive
le mensonge vient tâcher jusqu'à notre sommeil
c'est aujourd'hui qui nous fait ça
ils jettent du pain
qui s'amasse durcit gifle des continents
tandis que la mer ramène sans cesse
des morts sans écailles
les cartes, les courbes de niveaux
ne sont plus justes
les feux devraient nous revenir
au visage et dans la foule
disent les plantes entre elles
le soleil n'a jamais été aussi proche
tout vibre déjà

lundi 2 janvier 2017

Sans titre

les cuisses du chasseur
le cœur de la proie
nous étions dans les ralentis du moteur
tous feux éteints
près du col
la route peinte de noir
et la laine de l'aube pour secours
nous étions enroulés dans les eaux infimes
couturés jusqu'à l'os de leur graisse glacée
à l'abrupt du quai
à l'aplomb des conteneurs
et le ventre cendré
qui finit par crever de pluies lourdes comme des heures
sans rafraîchir nos plaies intouchables
longeant une treille coupante
nous buttions sur les infinies petites dents du sol
ombres râpées sur ce pain et cet or
qui brillent de moins d'éclat que l'encre d'un tampon

lundi 19 décembre 2016

samedi 17 décembre 2016

mercredi 7 décembre 2016

sans titre

Ne sachant pas moi-même construire une maison 
je vais par les chemins
désarmé
je n'en veux pas
aux animaux qu'ils ont dressé devant moi  
et qui dessinent des houles blessées sur la
carte
je sais la musique des chaînes
je ne leur en veux pas
moi aussi j'ai été dans les pierres
jetées contre des corps
le goût du sang dans la bouche
est celui du soleil
tout le décor
toute sa poussière
se remontent à l'aveugle
rien ne glisse, rien n'est souple
l'émeraude grasse des plantes
me manque plus que l'eau
je suis là, sans histoire, terrassé,
et je reconnais comme mes frères
les blocs de carrière rectilignes
qui s'effondrent dans un fracas doré

dimanche 20 novembre 2016

"Atelier" lu par Cathy Garcia Canalès

“Atelier”, publié dans le numéro 52 (octobre 2015) de la revue Nouveaux Délits, lu par Cathy Garcia Canalès.