dimanche 26 juin 2011

Monstre magnétique

L’alcyon
D’airain et
D’âme poisseuse embrasée
Perce le samit d’Ouranos
Et dans ce bruit d’empyreume
                            De senteurs neuves 

                                     Et figées
Atteint aux rives d’un
Chaos apparent
 

Ici et là
Les défilés
  Lisses
Se tendent
Immenses
Corps noués
Sans creux
Les glycines des vieilles pierres
N’y viennent pas.
L’horizon se tait
 

Je sais que même les heures les plus chaudes
La mie du jour
S’abreuvent à l’hourvari
Je sais les mélopées flottantes riches
                     Et pleines d’exil
Mais je ne devine rien
Au-delà des à-pics
Dont l’oeil unique s’encadre d’acier
Froid.
Ces isthmes fiers
Il y nage un sang neuf

jeudi 23 juin 2011

Embu

Jour
Venu sans cuire
Laiton haï
 
Prières caillouteuses
La ligne que se partagent
Les vivants et les
    Dieux
Goutte en brasures de
Perles
 
L’audace
Sous un
Noeud de
Pierres

...

dimanche 19 juin 2011

Etat de grâce

Où les heures languissent
                         Amarescentes
L’oeil-souverain écache un
Ciel
Si
Pur
Avide d’un corps
   Un instant     
Détaché du bruit vierge des pièces d’eau
 
La main cherche le lait des murs
L’eau fait
Sur la pierre sèche
Des peurs de pieuvre
Des yeux argentins s’y étirent
Glissent
Et meurent
 
On se parle d’une rive   à l’autre
Les lèvres sur la pureté léthéenne
Comme un baiser d’Almée
De la prière de l’aube à
L’oraison
         Où s’infuse la nuit

samedi 18 juin 2011

L'appel

            Je suis les eaux d'un port
            Résignées
            Pleines de nacre
            Je courbe
            Sous l’étain à nu.

 
            Pourtant
            Quand le fil se découvre
            Les myriades de chemins m’
            Effraient

vendredi 17 juin 2011

Nation bistre

Les caravelles albescentes
        S’épuisaient
Sur la mer suspendue
Pas d’éclat,
Jusant lavique
              Et   pluie   d’aventurine
 

Adieu
Carcasse !
Je fus ta vermine, comme tant d’autres
Adieu peau de
Suie
 

Sur mon épaule se penchent déjà
Les cimes
Les fontes argentines
      J’y plongerai mes paumes salingues
Hélas.
 

Je cracherai sur l’herbe
Ta soie,
Nature
Rien ne brille que les feux de Saint-Elme
 

Odieux silence !
J’ai
Quitté
L’armée
Régulière
Des
Hommes

jeudi 16 juin 2011

L'évasion

Loin des
Arcs électriques

Une forge à taille
De monde
Coule le  
   Temps
Enfiévré
Sur les plaines
Au silence
Sans ombre

     Angle mort          Rare


La cendre des toits
Adire nos guetteurs

Tropiques

Ils écoutent
A même la
Terre

Le goût de
    L’ocre
En fuite vers
La mer
M’est inconnu

Marmite d’yeux félins
Des barrières d’essence
Aimeraient
Noyer
Le coupeur de têtes
                  Grasses


Les nombres tièdes
De la grille
Le lac
En suspension
Le lac
Est corrompu

Un crime


1.

Tandis que
Lardé de
Cris de
        Rapace

Sur le sol
De loin en    loin
Flaques d’or terne



2.

Comme l’herbe
Morte
Au soleil
Charogne
De colère

D’une crue
D’hommes
L’œil sous la banquise
Lèvres serrées
Comme une feuille
Sous le
Vent
Deux heures
Dictèrent les
Coups

Il reçut
Un grand
           Silence