dimanche 31 juillet 2011

Le poids du sable

Benjoin féal
Des mystères ocrés      
Pays du miel
   Sans miel
La lune rouge
Abreuve les hommes
   Et la poussière,
Les degrés des
           Temples
Finissent sur
L’Ether
Et la myrrhe
A prunelles de flamme
Veille à l’ivresse du profane.
Les tombes sont en pain des
                    Siècles
Le long du fleuve
Des Dieux chats

Je ne vous ai jamais vu,
Vos champs sont de soleil
Mais le sang ancestral
Pèse
Pèse à jamais ;
Mortel,
L’ombre s’éploie
Sur la liqueur du
        Monde
A ton bras fleurira
Le legs du sable,
Deux perles carmin

C’est écrit,
Tu n’iras pas
Jusqu’où
Versent les vies sereines

samedi 23 juillet 2011

Une existence

Marcher
Le long des
Morsures de l’eau

Les   pleins
    Et
Les   déliés
Recèlent des
  Masques
  Mortuaires
Et le sang
Fait son lit des
  Écritures   
    

Quand viennent les
                    Comètes
                   Exsangues
Parfois un
Cri
Jeté sur l’
     Encre

A ceux qui
Restent
Le vide        
Mutile l’ombre

mardi 19 juillet 2011

Surface

La colline
A cette lâcheté de cire
Bouche ouverte
Je fuis
Le long des cubes de
Rhinocéros

La ville a
Sanci
Et je ne sais plus
      Qui
Tient la lanterne

Il faut
Sur la nacre
Tailler
Pour qu’
Aux poumons
Les cimes viennent

mercredi 13 juillet 2011

Une saison manque

Flache noire
            En suspens
Les hommes capelés
 
La ville gonfle 

De part et d’autre
                  Des cuirassés de brique
                  D’ambre et de
                  Brasier Bismarck
Balafrés
Faufilés d’airain roussi
Abstergés de perles
Voient glisser les heures grises.
Sur les toits,
Fines 
Ciselées
Des silhouettes
Une danse grotesque que je ne comprends pas
 
Affres immuables
Le silence des cryptes
               Veille mes tentatives d’envol
Le linceul du jour 
   M’assujettit
   Au plus près
 
Chaque jour
S’étend l’Empire statuaire.
 
Agir
Souffler sur
  L’abîme
La joue de l’aube sur la pierre du rémouleur
 
Vite
Faire mon ire un   cataclysme
Purgeant les tréfonds ords
Qu’un limon rieur enduise de lointains
Mes yeux exondés
 
Et voir enfin
      Épuisée
        Libre
La Cité
Rendue au couronnement des
Oranges éthérés dans l’azur

vendredi 8 juillet 2011

Asile

Au plus près des
Élans ridés de mémoire
Au repos des dryades
Les escadrins noueux
S’abaissent jusqu’à mon crâne
 
D’arbres enveloppé
Légion
Qui sur le vent
Murmure
Et fraternise
Un pont à travers nuit
 
Assauts
        Aube
Le rouleur des blés
Couve le     vide

mardi 5 juillet 2011

Cruelle auprès

La rue s’approche
Le sommeil des voûtes
         Monumentales
Fait fondre l’asphalte
Les cris d’enfants
Cassent sur l’abrupt
Des rives;
Sur les fronts lisses de bronze
        S’étiolent les sagesses
 
Des bermes s’étirent
Se        distendent
Dans les sinuosités aiguës de
L’ombre
Les chuchotements,
   Étourneaux,
Sont dans des langues obscures
Et grandes voyageuses
 
Très loin
Vus en songe
Des squelettes de fascines
Sérénité de champs immenses
 
Ici
Les pas à la cadène
Dans la
Glue des mécaniques
Et le
Fouet feu du temps.
Certains
Près des gueules d’ombres sépulcrales
Glissent
Marchent
Et dorment
Sur la peau du serpent;
Jusqu’en ces refuges labiles
Viennent mordre les stridences
 
Le mercure et le crachat des lampes
Font sur le sol
               Des dos de Scarabées d’Egypte