mardi 17 septembre 2013

pièce n.16: gong soleil

Je suis amer, du brin amer que l’on mâche sans conséquence. Fondant glissant depuis ma forme vague plutôt qu’étincelle. Je porte mal ma colère, comme une pointe à l'aine ou quelques vieilles blessures embarquées.
L’accord majeur et ses loups n’ont rien à craindre.
Je veux être pauvre des fruits de l’époque, pauvre au coude, isolé des ondes nouvelles que les hommes tiennent comme les chevaux d'hier. Les aiguilles alors auraient une révolution différente.
Il faut que le front s'avance sur une page de soleil. Les chambres sans écho sont vertigineuses. Sauvé ? Savoir y manger, préparer sa nuit. D'autres arts. Mais je sais que Paris, Berlin, New York, sachant l'essence dans ma gorge et mes deux paumes rougies brûlantes, me pousseront de leurs mâchoires vers les champs ouverts. Et même là, si loin du métronome, je crains qu'il y ait toujours un écli qui me trouve.

                                                                 

mardi 10 septembre 2013

pièce n.17: la certitude de l'accident


La balance serait terrible, j’en avais l’intuition. Mais quelle danse n’est pas mortelle ? 
Autant qu’elle vous élève, votre fleur vous prépare en miroir une flaque au chien couchant. Celle des affres et du couperet.
Je n’ai vu que le dos des collines qui reposent l’âme. Comprenez-moi, tout allait trop vite. J’étais dans l’instant, mais je savais l’orage. Il rassemblait. Ses mains suie joueraient les dés. Il serait d’autant plus grand que j’astrais de tout l’être, des cheveux mer plein les mains. Cette mer, je la perdrai, bien sûr.
Ce train, cet orage, je crois qu’il pouvait prendre un mur sans limite comme manteau. Passager vers lui, le bonheur dans la seconde effleurée valait pour une larme future.