mardi 11 juillet 2017

Passage

Ne dis pas : c’est autrefois qu’il pleuvait à grosses gouttes des billes d’acier
à la fraîcheur de l’aube casquettes et treillis aiguisent les méridiens
les nouvelles alliances, la main mordue, même si c’est la plus tendre des chairs
les nouveaux alliages, du coltan et du sang étouffés par la terre
la meute et le troupeau se frottent, unis dans une paume
et c’est toujours la même musique
de droite à gauche et de gauche à droite
les panneaux stop et douane brillent et restent seuls lisibles
quand la bâche
la route neuve
le téléphone en charge dans la laverie
les bouteilles de plastique incendiées
s’enfoncent ensemble dans les jours meubles
qui n'aura pas croisé d’Ulysse au sang amer
la terre tatouée sous les ongles
le goût des grillages dans la gorge
et pour celui qui porte son mauvais nuage
pas à pas sur une route dévolue à la nuit
les cornes de ses chèvres
et les fleurs d'hibiscus
attendront de fleurir